auteur inconnu•il y a 4 ans D’une Ecole de décrocheurs en faire une Ecole émancipatrice Quand on parle d’appui social on a tendance à le réduire à une aide financière aux familles. N’en faites rien ! C’est l’image de l’école qu’il faut changer, revoir son statut social pour en faire un lieu où se joue, pour une grande partie, l’égalité des chances. Faire en sorte que l’Ecole soit perçue comme un moyen d’émancipation intellectuelle, sociale et politique.En accordant une priorité particulière aux enfants de milieu défavorisé et en agissant à deux niveaux1/ préscolaire-primaire-collège L’école doit être :- accessible : proximité ou transport scolaire dans le rural - attractive : suivi sanitaire (ophtalmo, ORL, hygiène dentaire), repas de midi, activités sportive, culturelle et artistique afin de faire de cet espace un environnement éducatif stimulant et chaleureux à même de renforcer les liens entre les jeunes et les jeunes avec leurs enseignants.- capable de confronter ses élèves à des objets de savoir exigent en diversifiant les possibilités d’actions d’éveil et en travaillant au renforcement des acquisitions (soutien à ceux qui en ont le plus besoins, former à l’utilisation des centres documentaires, fabriquer des lecteurs)- Pour le préscolaire-primaire, en créant en son sein l’école des parents (les mamans surtout), leur permettant d’acquérir des outils nécessaires pour améliorer les conditions d’apprentissage de leurs enfants hors du temps scolaire : quand elles(ils) accompagnent leurs enfants à l’école (respect du temps scolaire, utilisation de la route, langage, rapport aux autres parents et aux enseignants ...) ou dans le foyer familial (environnement calme moins de TV, organisation temporelle, échange sur ce qui s’est fait à l’école, solidarité dans le quartier…). L’éducation des enfants et celle de leurs parents se renforceraient mutuellement.2/ Education non formelle (ENF)Un climat favorable à l’apprentissage des plus jeunes nécessiterait de soustraire les ainés de la fratrie de la marginalité de la rue où les a jetés l’abandon scolaire. Aussi, une attention particulière doit être accordée à l’ENF. L’avènement des centres ENF-nouvelle génération (C.ENF-NG), doit être une occasion pour introduire les nouvelles pratiques pédagogiques, levier de changement visée par la réforme. Ne surtout pas en faire une réplique des centres fermées actuels. Un centre nouvelle génération doit être un espace de mutualisation visant à annuler l’abandon scolaire pour en faire un centre de rayonnement culturel. La mutualisation visera l’objectif de partager, valoriser, diffuser et renforcer l’efficacité : - en renforçant les capacités aussi bien des managers associatifs que des animateurs, à instaurer la culture participative et le travail en équipe,- pour la mise en commun des expériences locales puis régionales, donnant au ″réseautage″ une assise qui prend son fondement dans le terrain (du local vers le régional et le national en se projetant dans la solidarité éducative internationale),- pour une mise en commun des structures (les ateliers associatifs préexistants) d’initiation à la formation professionnelle afin de diversifier et élargir l’offre pour mieux répondre aux attentes des jeunes,- pour agréger autour des centres des agglomérats de coopérations sectorielles œuvrant dans le domaine de la jeunesse. - pour promouvoir la solidarité par la mise en rapport des parties prenantes et de soutenir les moins performantes entre elles.- Surtout éviter d’en faire des centres fermés cédés à des associations à l’aune d’un corporatisme de toutes sortes, productif de la compétition plutôt que de la solidarité, - Eviter une standardisation exagérée de ces centres. Les bénéficiaires étant une population bien hétérogène. Enfin, on ne dira jamais assez, combien est indispensable la mise à niveau des capacités professionnelles des intervenants dans le centre. A terme, ce sont eux qui travaillent et qui déterminent la réussite ou l’échec du centre.